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  • "Incapables de ne rien faire par eux-mêmes, ils ne voient que le mal." Camille Claudel

  • Nous sommes tous en danger !
  • Pasolini, le prophète, avait raison sur presque tout : nous sommes tous en danger. Le « nivellement brutalement totalitaire du monde » dont il avait parlé se réalise. Grâce à la télévision et au marché, un modèle unique et exclusif est imposé au monde entier ; « ce que le fascisme historique avait échoué à réaliser, le nouveau pouvoir conjugué du marché et des médias l’opère en douceur (dans la servitude volontaire) : un véritable « génocide culturel », où le peuple disparaît dans une masse indifférenciée de consommateurs soumis et aliénés ».

    Bienvenue sur le site de Chantal Montellier

    10 mai 2015

    Artemisia 2015/2016

    Artémisia a le plaisir de vous faire connaître son jury et ses marraine-parrain, pour le prix 2016. Uniquement des gens magnifiques qui ont accepté généreusement de consacrer un peu de leur précieux temps à la production BD féminine qui, cette année, au contraire de l’année dernière, s’avère des plus riche et variée.

    CM

    Eva Almassy, écrivain, participe depuis 2006 à l’émission crée par Bertrand Jérôme, Des Papous dans la tête émission créée par Bertrand Jérôme et animée par Françoise Treussard sur France Culture. Les Papous c’est une forme originale et littéraire, une provocation ludique à l’imaginaire par jeu des mots et du langage, un jeu pour le plaisir.

    Odile Conseil, journaliste, a été rédactrice en chef à Courrier International et a animé Les Crayons de Courrier sur Arte – ou comment les dessinateurs du monde entier croquent l’actualité. Elle monte aujourd’hui un festival de film de mer au Havre, Ciné Salé, et participe également aux “Papous” aux côtés de Gérard Mordillat, Jean-Bernard Pouy, Eva….

    Jean-Christophe Deveney, scénariste de bande dessinée dont il enseigne les rudiments à l’école d’Art Bellecour de Lyon. Il supervise l’album et l’exposition Héro(ïne)s : H/F dans la BD (réflexion sur la répartition des rôles sexués et des systèmes de représentation dans le 9e art).

    Karim Miské, homme d’images car réalisateur, et de mots car romancier ; son polar « Arab jazz » a eu le Grand prix de littérature policière. Il anime aussi le club de lecture du Pitch Me, un sympathique “restaurant international”.

    Chantal Montellier, bédéaste, fondatrice du Prix Artémisia. Auteure de dessins de presse (cf : l’album Sous Pression) ; de dystopies comme Shelter ou 1996 ; de contre enquêtes comme Tchernobyl mon amour ou Les Damnés de Nanterre, d’albums féministes comme Odile et les crocodiles ou la série Julie Bristol. Plus récemment un récit autobiographique intitulé La Reconstitution a été publié chez Actes Sud. (Connue aussi pour son excellent caractère.)

    Catel Muller, bédéaste pour adulte et jeunesse ; illustratrice ; auteure d’une biographie très remarquée de Benoite Groult, Ainsi soit Benoite Groult, (prix Artémisia 2014). En collaborations avec le scénariste José-Louis Bocquet : Kiki de Montparnasse et Olympe de Gouges, albums primés et traduits dans une quinzaine de pays

    Olivier Place, directeur des librairies Flammarion

    Silvia Radelli, plasticienne, romancière (Bénédicte Vincens, disparue ou Etoile Cannibale). Avec son Metroféminin elle revisite et expose le plan du métro parisien en remplaçant 100 noms de stations par ceux de femmes qui ont marqué l’histoire. d’Hannah Arrendt à Amelia Earhart en passant par Simone de Beauvoir et Camille Claudel. Métroféminin rend hommage, à travers quatorze lignes de métro et leurs stations rebaptisées, aux femmes aimées, admirées, porteuses de vie magnifiques. Livre en cours d’élaboration avec Chantal Montellier.

    Donatella Saulnier, écrivain, critique littéraire (Libé, Politique Hebdo, Vendredi...), médiatrice culturelle, ancienne responsable à la Maison des écrivains. Donatella est aussi traductrice, notamment de bédéastes italiens comme Hugo Pratt ou Giardino. Elle a collaboré à la revue (A SUIVRE…)

    Rachel Viné-Krupa, Auteure d’une thèse sur Frida Kahlo, spécialiste de l’art mural mexicain, Rachel est l’auteure de Un Ruban autour d’une bombe-Une biographie textile de Frida Kahlo, en compagnie de la dessinatrice Maud Guély. Elle a traduit récemment l’album d’Angel de la Calle sur Tina Modotti, photographe et militante révolutionnaire.

    Marraine et parrain :

    Rappelons que la marraine du Prix Artemisia est Mylène Demongeot, que l’on ne présente plus. Mylène a publié le 6 mai 2015 son livre « Mes Monstres Sacrés » portraits où se croisent Michel Audiard, Jean Yanne, Pierre Desproges et beaucoup d’autres. Une adaptation BD intitulé Adieu Kharkov de son roman autobiographique Les lilas de Kharkov, va paraître dans Aire Libre en août 2015.

    Le parrain est Gilles Ratier, écrivain, journaliste, rédacteur en chef de bdzoom.com auteur du rapport annuel sur la situation économique et éditoriale de la bande dessinée (rapport repris dans l’ensemble des médias) ; il est aussi secrétaire général de l’association des critiques de bandes dessinées (ACBD)

    Accompagnatrice et témoin, Sigrid Gérardin, militante féministe, syndicaliste, secrétaire générale du SNUEP-FSU secteur éducation (dans le collimateur des nazillons, bon courage Sigrid !)

    17 avril 2015

    En avant pour 2016 !

    Le temps est venu de renouveler le jury et toujours au service des dessinatrices, des bédéastes, de leur talent et de leur imaginaires ; n’est-ce pas Laureline, Catel, Anne ?

    Pour intégrer le jury d’Artémisia, il n’est pas nécessaire d’être critique ou historien(ne) d’art, le plus important étant le CONTENU des albums, les valeurs qui s’en dégagent. Celles défendues par Artémisia sont du côté de la promotion d’idéaux progressistes et d’égalité, de la critique de l’ordre social existant, répressif et machiste. Nous voulons plus de justice, de vérité, de beauté, de vraie liberté d’expression pour toutes et tous et non pas être bourgeois comme des bourgeois, bobeaufs comme des bobeaufs.

    Nous nous sentons solidaires de la démarche et des mots d’ordre affichés par des organisations comme, par exemple, La Barbe, un groupe d’action féministe fondé en 2008. Notre but est également de rappeler, avec insistance, que les femmes doivent pouvoir imaginer, inventer, créer, exprimer, représenter, et avoir droit elles aussi à la reconnaissance même au festival d’Angoulême.

    Le nouveau jury (mixte) devrait pouvoir se réunir prochainement et discuter de la préparation du prix Artémisia 2016. D’ores et déjà nous avons repéré le magnifique Fatherland de Nina Bunjevac aux éditions Ici même que dirige Bérangère Orieux.

    Paris le 9 avril 2015
    Le bureau d’Artémisia
    Chantal Montellier
    Valérie de Saint Do
    Gérard Streiff

    1er avril 2015

    Une lettre qui fait chaud au cœur

    Bonjour,

    Excusez-moi de vous importuner mais je me permets de vous envoyer ce mot car je viens de lire votre dernier livre : « La Reconstitution » Je suis un simple amateur de bandes dessinées de la même génération que vous. Je connais vos livres que j’ai toujours aimé car j’ai toujours trouvé que vos albums étaient ceux qui nous donnaient à voir l’état de notre société avec le plus d’éclat et le moins de concession. On se rend mieux compte à la lecture de votre dernier ouvrage du courage qu’il vous a fallu d’abord en tant que femme dans un monde de machos, puis pour montrer

    une réalité que beaucoup préfèrent ne pas voir. La seule chose que l’on puisse regretter est que les sujets que vous abordiez il y a trente ans sont plus encore maintenant d’une brûlante actualité. Je voulais vous dire combien votre récit m’a touché, même si je suis un homme. (...)

    Mais votre récit est aussi très intéressant par ce qu’il dit de la société dans laquelle j’ai vécu. Je n’avais pas à cette époque votre clairvoyance mais je me suis toujours senti de gauche, enfin la ”vraie Gauche”...

    Quand je suis arrivé au passage où vous parlez de la revue « Ah ! Nana » il m’est revenue une petite anecdote : j’avais acheté par hasard je dois dire le premier numéro. Ayant trouvé cela intéressant j’achetai les numéros suivants quand je pouvais en avoir chez les buralistes. D’autre part il y avait un spécialiste de bandes dessinées à Nantes que j’allais voir régulièrement pour m’informer sur ce qu’il avait et j’achetais des albums en fonction de mes moyens du moment. Un jour je lui demande s’il connaissait la revue « Ah ! Nana ». Il me fait une réponse qui signifiait : « Oh ! mais je ne vais quand même pas vendre des trucs comme ça, je ne vais pas jouer contre mon camp. Celui des hommes ». Je suis resté bouche bée devant tant de bêtise. Inutile de dire qu’il ne m’a plus revu.

    J’ai aussi retenu, entre autre, votre passage au journal l’Humanité et l’homme en noir. Lisant cela on peut voir que l’organisation portait déjà en germe l’évolution du parti communiste français et les conséquences que cela à eu pour la politique française. Je n’en fais bien sûr pas le seul responsable du marigot politique actuel où les crocodiles chers à votre cœur (c’est une façon de parler) ne manquent pas.

    Je ne veux pas vous embêter plus longtemps avec mes histoires même si la richesse de votre livre me renvoie à de nombreuses réflexions et anecdotes personnelles. Je veux quand même vous remercier encore une fois pour les albums forts que vous avez écrits et dessinés et aussi pour cette première partie de votre courageuse biographie. C’était le but premier de mon message. J’attends la suite avec intérêt. Merci d’avoir eu la patience de me lire.

    François T.

    Ma réponse :

    Merci François, votre lettre me fait chaud au cœur. Il m’en faudrait beaucoup d’autres comme celle-là ! Pour ce qui est du tome 2, l’éditeur semble reculer. Je risque donc devoir me battre pour en trouver un autre. Quand au Tome 1, tout semble être fait pour l’occulter médiatiquement et en librairie, comme le sont souvent mes albums au pays de La “liberté d’expression” !

    16 mars 2015

    Lettre à Denis Plagne “L’Avis des bulles”

    Merci cher Denis, de m’avoir fait passer ce texte. Un peu blessant pour moi, cependant. Cette façon, dès les premières lignes, d’insister sur les insultes dont je fus accablée et cela sans les critiquer, les remettre en cause, ne serait-ce qu’un peu, les relativiser, est très désagréable. Pourtant, il me semble qu’il y a beaucoup de choses valorisantes me concernant si l’on cherche un peu (par exemple sur Internet). Pourquoi ne reprendre que ce qui abaisse, salie, humilie, stigmatise ? Qui peut sérieusement apporter la preuve que je suis “licencieuse”, par exemple ? Et la liberté sexuelle ne vaut-elle que pour les seuls mâles ? Eux sont sexuellement émancipés et peuvent à peu près tout se permettre, “jouissons sans entrave !” ; les femmes, elles, sont des dépravées et des “trainées” dès qu’elles s’autorisent quelques libertés et se conduisent en homme sexuellement. L’hypocrite et castratrice morale bourgeoise à encore de beaux jours devant elle et les chèvres sont bien gardées. Malheur à celle qui sort du troupeau. Il est vrai que les gens sales salissent et qu’il n’en manque pas dans la bédé comme ailleurs. Catel Muller (autre femme dessinatrice libre) pourrait elle aussi en parler longuement... Et puis je ne suis ni la femme de, ni la fille de, alors, forcément... n’ayant la protection d’aucun parrain du milieu, cela suffit à faire de moi une cible facile.

    Machiste et sexiste depuis toute éternité ce milieu ne pouvait que stigmatiser une femme comme moi. Je pense trop ? Je suis trop critique ? Y compris politiquement, il fallait me décapiter ! Je suis trop libre de mon corps, il fallait m’étiqueter “salope”... Briser le miroir dérangeant.

    Une chose est sure, ne jamais remettre ces ignobles représentations, faites pour détruire, en question c’est se faire leur complice. Comme disait Camille Claudel traitée elle aussi de “pute”, de “trainée”, de “folle furieuse” (jusqu’à ce que, contrairement à moi, elle bascule pour de bon dans la vraie parano) : “incapable de rien faire par eux mêmes, ils ne voient QUE le mal”. De siècle en siècle c’est la même noire bêtise qui se répète et qui a pour fondement la peur du “continent noir” (freudien), la peur et aussi un cruel manque d’intelligence humaine, un cruel manque d’empathie, un cruel manque de respect , celui dû à tout être humain, fut-il de sexe féminin.

    Mais, et l’art dans tout ça ? me direz-vous. Fait pour les chiens, j’imagine ? Le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt. La femme artiste montre l’image, l’idiot renifle son cul.

    Ainsi va le monde pataugeant sans fin dans le caca patriarcal jusqu’à ce que mort s’en suive.

    Bien à vous. Chantal Montellier

    (voir ici l’article publié dans l’Avis des Bulles)

    16 mars 2015

    Lettre de Silvia Radelli, peintre et écrivain

    Chantal, ton livre n’est pas bien, ni très bien, ni ceci ou cela. Il est FORMIDABLE. Libre et inventif, rigoureux aussi. Je ne pourrais plus écrire le livre que je pensais écrire un jour
    - autobiographie, texte + collages - tu l’as déjà fait, et avec quel art ! Bravo, reçois ici l’expression de mon respect pour un si beau travail. Nous avons quelques expériences de vie - ou plutôt de "ressentis" communs.

    Je t’embrasse,

    silvia

    8 mars 2015

    Bon 8 mars à toutes et tous !

    - Pour la libération de la Femme, de sa parole et de ses images, fussent-elle dérangeantes, bousculantes, perturbantes, choquantes, clivantes.
    - Pour l’insoumission aux règles d’airain de la bêtise machiste, sexiste et de ses flics toutes catégories confondues (du beauf poilu, aux clercs sophistiqués parfois de sexe féminin).
    - Pour le refus de la castration mentale, qu’elle soit réelle ou symbolique, au nom de l’ordre dominant ou des désordres qu’il génère et qui nous font dégénérer. Régresser.
    - Pour le droit de crier nos colères, nos refus, nos douleurs, sans passer aussitôt pour des folles.
    - Pour le refus de tous les baillonnements et emprisonnements au nom du politiquement correct, de la bien pensance et de la bien séance. Au nom des connivences trop confortables, des robinets d’eau tiède et des couettes asphyxiantes. Au nom des alignements mortifères.
    - Pour que l’on sache mieux “repérer et traiter” nos castrateurs et leurs collabos conscients ou non.
    - Pour que nos vies, nos luttes et nos créations soient fécondantes et authentiquement libératrices.
    - Pour que vive Artémisia et soient mis hors d’état de nuire tous les empêchements à vivre de la création véritable.
    - Contre les hiérachies socialement construites. Les intérêts sordides et la bassesse derrière le masque du féminisme.

    AVANTI !!!

    Chantal Montellier

    Fondatrice et présidente d’Artémisia.

    “Je suis Artémisia”.

    3 mars 2015

    Un article de David Taugis dans ActuaBD

    La Reconstitution, livre 1

    Sous ce titre étonnant, Chantal Montellier livre sa vie sans détours. Un album avec texte et images, qui apportent autant d’éléments sur la carrière de l’auteure que sur le contexte des années 1960 et 1970. Le livre 2 évoquera une période démarrant en 1980.

    Pour baptiser son autobiographie "reconstitution", il faut considérer son existence comme un drame, au moins en partie. Derrière ce vocable, on range plutôt les enquêtes criminelles... Mais Chantal Montellier envisage sa vie comme une lutte, une résistance, une violence aussi. Ce volume relève donc de l’autobiographie, dans une forme assez libre. Pas vraiment un album BD, mais sans aucun doute le témoignage précieux d’une grande dame du 9e art.

    Montellier n’élude pas grand chose : sa difficile relation au père, ses longues années de psychanalyse, les blessures amoureuses... Le règlement de comptes n’est jamais loin, notamment avec ces deux personnages publics surnommés "le ricaneur" (l’écrivain et comédien Pierre Charras, décédé en 2014) et "élitix". Mais tout en étrillant ces compagnons pathogènes, l’auteure ne s’épargne pas, épinglant ses propres faiblesses, ses fêlures, ses erreurs.

    En parallèle, on découvre bien autre chose : la région de Saint-Étienne où elle a grandi, le milieu des beaux-arts où elle a étudié et, bien sûr, notre cher microcosme BD. L’aventure Métal Hurlant, les début de Futuropolis, le magazine féministe Ah Nana ! : autant d’épisodes forts de l’entrée dans le métier de l’auteure.

    Sur le plan graphique, La Reconstitution offre une belle palette de styles, mais permet aussi de retrouver de nombreux documents, et pas seulement signés Chantal Montellier : couvertures de magazines, affiches, photos retouchées : le texte s’équilibre plutôt bien avec les illustrations. L’occasion d’apprécier la variété et la précision du trait, et le recours fréquent aux photos, procédé devenu à la mode au début des années 1980.

    La suite s’annonce tout aussi tendue, avec une ostracisation croissante dans le milieu BD de la fondatrice du prix Artemisia. Et un traumatisme profond : une apparition dans l’émission Apostrophes de Bernard Pivot sur le thème du danger nucléaire et dont on peut voir quelques images sur le site de l’INA.

    L’article est visible sur le site d’ActuaBD.com

    24 février 2015

    Rendez-vous le 13 mars

    Le 13 mars à 19 h 30, signature de La Reconstitution

    à la librairie Libre Ere

    111, boulevard de Ménilmontant, 75011 Paris

    24 février 2015

    Un courrier de Michel Jens

    Bonjour Chantal,

    Je tenais à te dire que j’ai été touché et ému par ton livre dont je viens de terminer la lecture. Des choses dures que tu as vécues, il reste une œuvre forte et originale et c’est ce qui clôt le bec à tous les minables qui t’ont fait souffrir. C’est cela le plus important. A bien des moments, je me suis senti proche de toi, de ta révolte et de ton rejet radical du monde borné où nous vivons. Nous n’avons pas changé ce monde, hélas, mais on les emmerde : nous ne mangeons pas de ce pain là !

    J’attends le tome deux avec intérêt… Le combat continue !

    Très amicalement,

    Michel

    PS : j’ai beaucoup apprécié la maquette de ton livre.

    12 février 2015

    Prix Artémisia 2015 - le film !

    Réalisé par Line Scheibling, sur une musique de Mano Solo, le film souvenir de la remise du prix Artemisia 2015 à la Librairie La Hune, à Barbara Yelin pour son livre Irmina.

    7 février 2015

    Nous vivons une affaire Dreyfus à l’envers

    Sur le site de l’UJFP, une intéressante contribution de Serge Grossvak :

    “Nous vivons une « affaire Dreyfus » à l’envers. Derrière l’émotion, plus que justifiée, qui s’empare de notre pays, nous vivons une page majeure et structurante de l’histoire de la France. Nous vivons une affaire Dreyfus à l’envers. Si « l’affaire Dreyfus » était à l’initiative des forces progressistes et avait amené l’émergence des valeurs émancipatrices, cette phase critique que nous vivons actuellement est portée par les forces conservatrices porteuses du regard du dominant, du soumettant, du bon en guerre contre le mauvais. La France de Victor Hugo se ferme, la longue histoire rebelle et révolutionnaire s’enterre. Le camp de la « gauche de gauche » a du souci à se faire.

    Il est difficile de croire que notre capitaine de pédalo ait pu être à la conduite de ce travail puissant de l’opinion publique. Le regard sur la mort et l’horreur est conduit de main de maître en simple pulsion de rejet, en condamnation morale aveugle. Nous sommes les bons, ils sont les mauvais. Nous défendons « nos valeurs », ils sont des barbares. Et peu importe si « nos valeurs » sont plus boursières qu’humaines, si notre liberté est la liberté des puissants de nous mépriser, si notre égalité est chassée de notre vie réelle, si notre fraternité est tirée vers les injonctions à se soumettre, le racisme en découle. Peu importe ! (...)“

    lire la suite : http://www.ujfp.org/spip.php?article3765

    20 janvier 2015

    Ces morts que nous n’allons pas pleurer

    Par Mathias Delori

    Une sensation circule depuis l’attentat perpétré contre la rédaction de Charlie Hebdo : nous sommes en train de vivre un « 11 septembre français ». Si on laisse de côté la question du volume (environ trois mille morts d’un côté, une douzaine de l’autre), le parallélisme entre les deux événements saute en effet aux yeux. Dans les deux cas, les attentats ont été perpétrés par des personnes se réclamant de l’Islam. Ils ciblent par ailleurs des personnes civiles et des symboles de la modernité occidentale (la presse ici, le capitalisme là-bas). Enfin, ils mettent en œuvre une stratégie « terroriste » au sens où il s’agit de provoquer une émotion de peur dans le pays touché. Cette idée selon laquelle nous aurions affaire à un « 11 septembre français » a donc fleuri dans les rédactions. Elle conduit les commentateurs à s’interroger sur les leçons à tirer du 11 septembre américain et, plus généralement, à l’attitude à adopter face à cette « menace ».

    A ce propos, deux interprétations semblent structurer le débat public. La première, outrancièrement raciste, affirme que l’Islam a déclaré la guerre à l’Occident et que ce dernier est en droit de se défendre. E. Zemmour, M. Houellebecq et d’autres islamophobes vont certainement s’engouffrer dans la brèche dans les prochains jours. Le corollaire de cette vision du monde est la peur ou la haine de l’Islam, peur et haine que les personnes susmentionnées ne récusent pas. La seconde interprétation invite au contraire à ne pas faire d’amalgame entre Islam et terrorisme et à ne faire la guerre qu’à ce dernier. Cette deuxième approche, dominante dans les discours officiels et les éditoriaux de la presse « mainstream », est plus nuancée que la première dans la mesure où elle dénonce la grossièreté de l’opération consistant à assimiler un milliards d’individus aux actes d’une poignée. Elle se présente par ailleurs comme « humaniste » au sens où elle condamne les idéologies haineuses et invite à se recueillir, pacifiquement, en solidarité avec les victimes des attentats.

    Bien que différentes en première analyse, ces deux interprétations présentent au moins un point commun : leur dimension très émotionnelle. En effet, elles ne se fondent pas seulement sur des raisonnements articulés mais également sur une constellation (différente) de sentiments et d’affects. D’un côté, les islamophobes grossiers sont animés par des émotions négatives : peur et haine de l’autre, instincts revanchards, etc. D’un autre côté, les « humanistes » semblent traversés, d’abord et avant tout, par des émotions positives : compassion et sympathie avec les victimes, attachement affectif à des « grandeurs » positives (la liberté de la presse, la démocratie libérale, la république, etc.). La dimension émotionnelle de ces deux cadres d’interprétation se donne à voir dans l’espace public quand un groupe de personne brûle passionnellement un Coran et quand d’autres convergent les yeux rougis vers les places de la république pour un moment de recueillement. Ces deux types de scènes ont marqué l’imaginaire américain après le 11 septembre. Internet et les médias français nous passent en boucle leur équivalent français depuis le drame du 7 janvier.

    Le caractère public et collectif de ces réactions émotionnelles nous rappelle que les émotions sont tout sauf des réactions spontanées. En effet, ces sentiments qui nous semblent si personnels, si intimes, si « psychologiques » sont en réalité médiatisés par des cadres interprétatifs qui les génèrent, les régulent et leur donnent un sens. Derrière les émotions se cachent des discours, des perspectives et des partis pris moraux et politique dont il importe de comprendre la nature pour bien mesurer leurs effets. Or quelle leçon pouvons-nous tirer de cette observation très générale sur le caractère socialement construit des émotions et de ce qu’on pourrait appeler le « précédent américain » ?

    La philosophe J. Butler s’est intéressée aux réactions émotionnelles aux attentats du 11 septembre aux Etats-Unis. Elle a relevé que ces réactions se sont articulées selon les deux dimensions évoquées plus haut : la dimension négative génératrice de haine, de peur et de désir de revanche et la dimension positive invitant à la compassion et à l’indignation morale face à l’horreur. J. Butler s’est principalement intéressée à la seconde car elle n’a pas, en apparence, le caractère belligène et grossier de la première. Ses conclusions intéresseront peut-être celles et ceux qui s’inscrivent dans le cadre humaniste, affirment « être Charlie » et veulent réfléchir au sens de leurs gestes politiques.

    La première observation de J. Butler porte sur le caractère extraordinairement sélectif de ces sentiments de compassion. Elle relève que le discours humaniste a organisé la commémoration des 2 992 victimes des attentats du 11 Septembre sans trouver de mots ni d’affect pour les victimes, incomparablement plus nombreuses, de la guerre américaine contre le terrorisme. Sans nier avoir elle-même participé « spontanément » à ces scènes de commémoration, J. Butler pose la question suivante : « Comment se fait-il qu’on ne nous donne pas les noms des morts de cette guerre, y compris ceux que les USA ont tués, ceux dont on n’aura jamais une image, un nom, une histoire, jamais le moindre fragment de témoignage sur leur vie, quelque chose à voir, à toucher, à savoir ? ».

    Cette question rhétorique lui permet de pointer du doigt le fait que des mécanismes de pouvoir puissants se camouflent derrière ces scènes apparemment anodines et (littéralement) sympathiques de compassion avec les victimes de la violence terroriste. Ces mécanismes de pouvoir se donnent à voir dans ce qu’on pourrait appeler le paradoxe du discours moderne et humaniste. Alors que ce discours accorde a priori une valeur égale à toutes les vies, il organise en réalité la hiérarchisation des souffrances et l’indifférence de fait (ou l’indignation purement passagère) par rapport à certaines morts : les morts de la « forteresse Européenne » (19 144 depuis 1988 d’après l’ONG Fortress Europe) et les enfants de Gaza – pour prendre deux exemples étudiés par Butler – ou encore les 37 personnes tuées dans un attentat au Yemen le jour même du drame de Charlie Hebdo, pour prendre un exemple plus récent.

    Le corolaire pratique de cette observation est que ces cérémonies de commémoration ne sont pas triviales. Derrière leur paravent de neutralité positive, elles sont des actes symboliques performatifs. Ces cérémonies nous enseignent quelles vies il convient de pleurer mais aussi et surtout quelles vies demeureront exclues de cette économie moderne et humaniste de la compassion.

    Appliquée à l’actualité française, l’étude de J. Butler apporte un éclairage sur la réaction officielle et dominante – c’est-à-dire « humaniste » et « compatissante » – au drame de la rédaction de Charlie Hebdo. Cette analyse invite à se décentrer et à s’interroger sur les effets de ces discours et gestes de compassion. Or il n’est pas certain que les effets mis en avant par les partisans de ce discours soient les plus importants. On nous explique que ces discours de sympathie et ces gestes de compassion peuvent aider les familles de ce drame à accomplir leur deuil. Mais ces familles (et les lecteurs de Charlie Hebdo qui ont noué des liens d’attachement à ces victimes) ne préféreront ils pas faire ce travail dans l’intimité ? On nous dit ensuite que ces discours et ces gestes sont une manière de réitérer le principe de la liberté d’expression. Mais qui pense réellement que ce droit fondamental soit aujourd’hui menacé en France, notamment quand celui-ci consiste à caricaturer la population musulmane, laquelle est – et restera vraisemblablement dans les moments à venir – fréquemment moquée, caricaturée et stigmatisée ?

    Le travail de J. Butler nous enseigne que ces discours et ces gestes produisent plus certainement des effets belligènes. En effet, on aurait tort de penser que les guerres et la violence ne prennent racine que dans les émotions négatives. Contrairement à une idée fort répandue, la haine du boche et du « Franzmann » n’a pas été le premier moteur de la Première guerre mondiale. Cette guerre a d’abord pris racine dans les sentiments les plus positifs qui soient : la compassion pour les victimes nationales des guerres passées, l’attachement à la communauté nationale ou encore l’amour de grandeurs aussi universalistes que la « civilisation » en France et la « Kultur » en Allemagne.

    On a le droit de penser que la guerre contre le terrorisme islamiste est une guerre légitime. Mais il importe d’être conscient d’une réalité statistique. En trente ans, le terrorisme islamiste a fait environ 3500 victimes occidentales, soit, en moyenne, un peu moins de 120 chaque année. Ces 120 morts annuels sont 120 catastrophes personnelles et familiales qui méritent reconnaissance. Ce nombre est toutefois bien inférieur à au moins deux autres : 9 855 (le nombre de morts par arme à feux aux États-Unis en 2012) et 148 (le nombre de femmes tuées par leur conjoint en France en 2012). Cette nécro-économie (E. Weizman) est certainement trop froide. Elle nous enseigne cependant que nos attitudes politiques sont embuées par notre sensibilité différenciée par rapport à la violence. En effet, personne n’aurait l’idée d’envoyer des bombes de 250 kg sur les maisons des auteurs d’homicide aux États-Unis. De même, aucun chef de gouvernement ne penserait à décréter l’Etat d’exception après avoir pris connaissance du nombre de meurtre sexiste et intra-familial en France. Pourquoi cet unanimisme, dans la presse de ce matin, au sujet de la nécessité de ne pas baisser les pouces dans le cadre de la guerre (militaire et non métaphorique) au terrorisme islamiste ?

    Cette économie sélective de la compassion produit un deuxième type d’effet en ce qui concerne la perception de la violence d’État occidental. Les discours communautaristes ou racistes ont ceci de particulier qu’ils mettent bruyamment en scène la violence qu’ils déploient. À l’inverse, le discours moderne et humaniste est aveugle par rapport à sa propre violence. Qui a une idée, même approximative, du nombre de morts générés par la guerre américaine en Afghanistan en 2001, par celle des États-Unis et du Royaume-Uni en Irak en 2003 ou encore par l’intervention de la France au Mali en 2013 ? L’une ou l’autre de ces guerres était peut-être légitime. Mais le fait que personne ne soit capable de donner une estimation du nombre de morts qu’elles ont généré doit nous interroger. Dans ces moments où nous sommes submergés par les émotions, il peut être intéressant de penser à tous ces précédents et à ces morts, à venir, que nous n’allons pas pleurer. http://blogs.mediapart.fr/blog/mathiasdelori

    20 janvier 2015

    Pourquoi nous sommes tous morts

    lundi 12 janvier 2015 à 13h52, par Gavroche sur le site libertaire de “Article 11”

    (...) Oui, les dessinateurs de Charlie sont morts dans des conditions épouvantables, et personne ne devrait mourir pour des dessins, même racistes pour certains d’entre eux.

    (...)

    Et pis tiens, je vous transmets le texte de Pacôme Thiellement, qui raconte avec talent ce que j’aurais aimé écrire :

    Nous sommes tous des hypocrites. C’est peut-être ça, ce que veut dire « Je suis Charlie ». Ca veut dire : nous sommes tous des hypocrites. Nous avons trouvé un événement qui nous permet d’expier plus de quarante ans d’écrasement politique, social, affectif, intellectuel des minorités pauvres d’origine étrangère, habitant en banlieue. Nous sommes des hypocrites parce que nous prétendons que les terroristes se sont attaqués à la liberté d’expression, en tirant à la kalachnikov sur l’équipe de Charlie Hebdo, alors qu’en réalité, ils se sont attaqués à des bourgeois donneurs de leçon pleins de bonne conscience, c’est-à-dire des hypocrites, c’est-à-dire nous. Et à chaque fois qu’une explosion terroriste aura lieu, quand bien même la victime serait votre mari, votre épouse, votre fils, votre mère, et quelque soit le degré de votre chagrin et de votre révolte, pensez que ces attentats ne sont pas aveugles. La personne qui est visée, pas de doute, c’est bien nous. C’est-à-dire le type qui a cautionné la merde dans laquelle on tient une immense partie du globe depuis quarante ans. Et qui continue à la cautionner. Le diable rit de nous voir déplorer les phénomènes dont nous avons produits les causes.

    A partir du moment où nous avons cru héroïque de cautionner les caricatures de Mahomet, nous avons signé notre arrêt de mort. Nous avons refusé d’admettre qu’en se foutant de la gueule du prophète, on humiliait les mecs d’ici qui y croyaient – c’est-à-dire essentiellement des pauvres, issus de l’immigration, sans débouchés, habitant dans des taudis de misère. Ce n’était pas leur croyance qu’il fallait attaquer, mais leurs conditions de vie. A partir de ce moment-là, seulement, nous aurions pu être, sinon crédibles, du moins audibles. Pendant des années, nous avons, d’un côté, tenu la population maghrébine issue de l’immigration dans la misère crasse, pendant que, de l’autre, avec l’excuse d’exporter la démocratie, nous avons attaqué l’Irak, la Libye, la Syrie dans l’espoir de récupérer leurs richesses, permettant à des bandes organisées d’y prospérer, de créer ces groupes armés dans le style de Al Quaïda ou de Daesch, et, in fine, de financer les exécutions terroristes que nous déplorons aujourd’hui. Et au milieu de ça, pour se détendre, qu’est-ce qu’on faisait ? On se foutait de la gueule de Mahomet. Il n’y avait pas besoin d’être bien malin pour se douter que, plus on allait continuer dans cette voie, plus on risquait de se faire tuer par un ou deux mecs qui s’organiseraient. Sur les millions qui, à tort ou à raison, se sentaient visés, il y en aurait forcément un ou deux qui craqueraient. Ils ont craqué. Ils sont allés « venger le prophète ». Mais en réalité, en « vengeant le prophète », ils nous ont surtout fait savoir que le monde qu’on leur proposait leur semblait bien pourri.

    Nous ne sommes pas tués par des vieux, des chefs, des gouvernements ou des états. Nous sommes tués par nos enfants. Nous sommes tués par la dernière génération d’enfants que produit le capitalisme occidental. Et certains de ces enfants ne se contentent pas, comme ceux des générations précédentes, de choisir entre nettoyer nos chiottes ou dealer notre coke. Certains de ces enfants ont décidé de nous rayer de la carte, nous _ : les connards qui chient à la gueule de leur pauvreté et de leurs croyances.

    Nous sommes morts, mais ce n’est rien par rapport à ceux qui viennent. C’est pour ceux qui viennent qu’il faut être tristes, surtout. Eux, nous les avons mis dans la prison du Temps : une époque qui sera de plus en plus étroitement surveillée et attaquée, un monde qui se partagera, comme l’Amérique de Bush, et pire que l’Amérique de Bush, entre terrorisme et opérations de police, entre des gosses qui se font tuer, et des flics qui déboulent après pour regarder le résultat. Alors oui, nous sommes tous Charlie, c’est-à-dire les victimes d’un storytelling dégueulasse, destiné à diviser les pauvres entre eux sous l’œil des ordures qui nous gouvernent ; nous sommes tous des somnambules dans le cauchemar néo-conservateur destiné à préserver les privilèges des plus riches et accroître la misère et la domesticité des pauvres. Nous sommes tous Charlie, c’est-à-dire les auteurs de cette parade sordide.

    Bienvenue dans un monde de plomb.

    7 janvier 2015

    Artemisia avec Charlie

    26 novembre 2014

    Elues Croc’Odiliennes ?

    Elues Croc’Odiliennes ?,

    Sylvie Chabroux, l’attachée de presse d’Artémisia vient de nous alerter au sujet de la censure toulousaine qui frappe L’expo autour de la BD "Les Crocodiles" réalisée par Thomas Mathieu et prévue pour la « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes » (le 25 novembre) . Cette expo est interdite d’affichage dans le Square Charles de Gaulle à Toulouse. Deux élues de la Mairie s’y opposent fermement.

    La ville rose, passée au main de l’UMP-UDI au printemps dernier, veut bien des affiches trash pour lutter contre la violence routière mais pas de BD choc pour lutter contre la violence faite aux femmes. Les édiles de la ville - emmenés par deux femmes, Laurence Katzenmeyer adjointe au maire en charge de la famille et Julie Escudier conseillère municipale déléguée et 17e vice-présidente de Toulouse Métropole en charge de la cohésion sociale - en dénoncent notamment "l’aspect immoral" et la "vulgarité".

    Les femmes (des électrices comme les autres) apprécieront… et les dessinatrices anti crocodiles aussi.

    J’ai personnellement consacré un album à ce sujet éternel : les prédateurs sexuels de femmes à la chair tendre. Cet album occulté s’intitule “Odile et les crocodiles”. La censure crocodilienne n’avait alors frappé que par le black listage de ce bouquin transgressif, mais le bruit s’était répandu que je fréquentais trop les marigots et que mes images étaient glauques !!! Ben tiens !

    J’ai été contente lorsque, m’ intéressant à l’album de Thomas Mathieu, je suis tombée sur une interview de lui où il me citait, du moins mon livre, comme source d’inspiration. La chose est plutôt exceptionnelle et j’aurais plutôt imaginé que le flambeau serait repris par une Odile !! Hélas...

    En regardant de plus près les dessins que, dans un premier temps, j’avais trouvé un peu maladroits et enfantins, je me suis aperçue que le contenu, texte et dialogues, avait du punch et tapait souvent juste, exemple :

    Bref, au nom d’Artémisia, j’exprime mon soutien à Thomas Matthieu, et je crois que la plus grande vulgarité n’est peut être pas là où les élues toulousaines la mettent.

    Chantal Montellier Dessinatrice, scénariste, fondatrice d’Artémisia

    24 novembre 2014

    Reflexions sur la Fiac

    22 juillet 2014

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