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  • "Incapables de ne rien faire par eux-mêmes, ils ne voient que le mal." Camille Claudel

  • Nous sommes tous en danger !
  • Pasolini, le prophète, avait raison sur presque tout : nous sommes tous en danger. Le « nivellement brutalement totalitaire du monde » dont il avait parlé se réalise. Grâce à la télévision et au marché, un modèle unique et exclusif est imposé au monde entier ; « ce que le fascisme historique avait échoué à réaliser, le nouveau pouvoir conjugué du marché et des médias l’opère en douceur (dans la servitude volontaire) : un véritable « génocide culturel », où le peuple disparaît dans une masse indifférenciée de consommateurs soumis et aliénés ».

    Bienvenue sur le site de Chantal Montellier

    17 avril 2014

    Dans les archives de l’Ina

    A propos de l’album "Le sang de la commune", Chantal est interviewée par Jean-Pierre DIONNET et Philippe MANOEUVRE (avril 1982). C’est à partir de là que les forces du grand capital se sont déchaînées contre elle…

    http://boutique.ina.fr/video/I13269627/chantal-montellier-a-propos-de-son-oeuvre.fr.html

    13 avril 2014

    François Hollande n°2

    (cliquez sur l’image pour l’agrandir)

    3 avril 2014

    La BD fait sa révolution, sans les femmes, une conférence de Chantal Montellier le 5 avril

    Le samedi 5 avril, Chantal Montellier propose une conférence sous l’intitulé "la BD fait sa révolution, sans les femmes" à Landerneau dans le cadre de l’exposition “quand la bd fait sa révolution” organisée par M.E. Leclerc.

    Au programme : De l’importance de la bande dessinée dans les systèmes de représentation et l’imaginaire collectif.
    - BD art mineur pour les majeurs ? Art majeur pour les mineurs ?
    - Un art prisonnier de son lectorat ?
    - Une “révolution” prisonnière de son passé ?

    Où sont les femmes ?

    1) L’absence des femmes dessinatrices dans cette “Révolution” de la BD et les conséquences sur les systèmes de représentations.

    2) Des femmes pourtant, soit dans la presse pour la jeunesse soit dans un journal de BD féminine : retour sur l’histoire de la revue Ah ! Nana, très vite interdite par la censure. 3) En s’appuyant sur le recueil “Sous Pression” de ses dessins politiques, Chantal Montellier témoignera de son expérience pionnière dans le dessin engagé.

    4) Présentation des personnages féminins dans les albums de Chantal Montellier

    5) Présentation de l’association Artémisia et de l’état actuel de la BD féminine.

    6) En conclusion, Chantal Montellier proposera une lecture inédite de certains passages de son récit autobiographique : LA RECONSTITUTION à paraître.

    Annexes : Les personnages féminins de Chantal Montellier

    1982, Le personnage féminin dans LE SANG DE LA COMMUNE 1983, La musicienne Angela Parker dans WONDER CITY 1984, Odile dans ODILE ET LES CROCODILES Les personnages féminins dans JULIE BRISTOL (3 tomes) 1990,-La Fosse aux serpents 1992,-Faux sanglant 1994,-L’île aux démons 1998,L’Ingénieure Lida Forest, dans LA FEMME AUX LOUPS 1998, Elisabeth Redman, dans LA DINGUE AUX MARRONS 2005, Chris Winckler et Florence Rey, dans LES DAMNES DE NANTERRE 2006, Les personnages féminins dans SORCIERES MES SŒURS 2006, Chris Winckler, dans TCHERNOBYL MON AMOUR 2011, Caroline Montbrasier, dans L’INSCRIPTION 2011, Marie Curie, dans LA FÊE DU RADIUM 2013, Christine Brisset dans L’INSOUMISE

    21 mars 2014

    Pour réenchanter le monde…

    Pour réenchanter le monde, s’il n’est pas trop tard, il faudrait beaucoup de travaux comme ceux de Chloé Préteceille. Allez-y voir, c’est un ordre !

    http://bretzelle.net/bretzelle.net/albums/Pages/Consultation_de_pediatrie_-_chiva.html

    8 mars 2014

    La dure vie des dessinateurs- trices de bd

    Lettre de Rachel Deville

    Bienvenue en Absurdie :

    Ci-joint je partage la lettre que je viens d’adresser à l’Agessa en proie à une profonde indignation suite à divers démêles avec cet organisme...

    Bonjour Monsieur ...,

    excusez-moi de vous faire parvenir ce long mail quelque peu véhément alors que vous avez répondu à mes mails de manière cordiale, mais je dois vous faire part de mon ressenti, je ne sais pas d’ailleurs si je dois m’adresser à vous, si cela est nécessaire, vous pouvez transmettre ce courrier à qui de droit...

    je suis auteure de bande-dessinée ayant réalisé à ce jour quelques commandes et publié deux albums de bande dessinée ainsi qu’un livre d’illustrations. Comme la plupart des auteurs, je ne peux pas vivre de mon travail et pour pouvoir avancer dans mes projets (généralement de gros ouvrages) je vis très humblement, bénéficiant bien malgré moi des minimas sociaux, soyons clairs, du RSA... Pouvez-vous donc vous imaginer mon niveau de vie ? je ne pense pas...

    Mais je vous explique ce qui me conduit à vous adresser ce courrier chargé d’indignation, de désarroi et cela va sans dire d’une totale incompréhension du système dans lequel nous sommes à ce jour engouffrés...

    Dernièrement, la Cité de la bande dessinée située à Angoulême où je réside m’a proposé d’animer un stage au mois de mars dans le cadre de l’ exposition "Nocturnes"qui a lieu actuellement au Musée de la bande dessinée... Plusieurs de mes planches y sont exposées et cet atelier m’a été proposé dans un esprit de filiation avec cette exposition... J’étais heureuse de pouvoir réaliser ces ateliers, voyant enfin une manière de gagner un peu d’argent au mois de mars et me permettant, pour un temps de réduire mes indemnités issues du RSA...

    Or, j’apprends il y a quelques jours que la Cité ne peut pas m’engager et doit annuler le-dit stage, mais pourquoi donc ? Eh bien parce que je ne suis pas affiliée à l’Agessa...(J’ajoute que la Cité ne peut pas me payer en salaires et qu’un simple numéro de siret ne suffit pas.)

    J’’apprends donc que, pour pouvoir être affiliée auprès de cet organisme qui, rappelons le est chargé d’une mission de service public visant à assurer la protection sociale des écrivains, traducteurs, illustrateurs, auteurs, etc…) je dois gagner à peu près 9000 euros par an...

    Vous exigez donc d’un auteur quel qu’il soit qu’il gagne cette somme afin que celui-ci bénéficie de cette"protection sociale" comme vous l’appelez, mais savez vous que la plupart des auteurs ne l’atteignent même pas sur deux , voir trois ans ? Savez-vous dans quel niveau de précarité nous vivons ? Si ce n’était que cela...Car lorsqu’il nous arrive de facturer des commandes vous prenez tout de même un pourcentage sur les sommes que nous percevons ! Et lorsqu’on vous demande un simple numéro, vous ne voulez tout bonnement pas nous le donner...

    Enfin, vous parlez de "Protection sociale" ? Mais de quelle protection sociale s’agit il lorsque ce système contribue à générer un profond sentiment d’exclusion et d’injustice ? Dans ce cas précis, je ne peux pas travailler car je ne gagne pas assez ! De plus, il vient nous empêcher d’atteindre peut-être un jour cette somme... Je n’en veux même pas , de votre protection sociale, tout ce que je veux, c’est pouvoir subvenir un peu plus dignement à mes besoins...

    Je vous remercie de m’empêcher de travailler et de contribuer à ce que je ne sorte pas du processus du RSA !

    C’est ce qu’on appelle, Monsieur le principe du chien qui se mord la queue...

    Bien à vous,

    Une auteure très en colère,

    Rachel Deville

    5 mars 2014

    A Landernau "la bd fait sa révolution". Parité ?

    75 artistes sont représentés dans l’exposition organisée à Landernau par Michel-Edouard Leclerc sous le titre “Métal Hurlant , (A SUIVRE...) La BD fait sa révolution.

    Deux femmes…

    David B.
    Baru
    Beb-deum
    Ben Radis
    Ted Benoit
    Philippe Bertrand
    Enki Bilal
    Christophe Blain
    Blutch
    François Boucq
    François Bourgeon
    Marc Caro
    Yves Chaland
    Jean-Christophe Chauzy
    Jean-Claude Claeys
    Serge Clerc
    Didier Comès
    Nicolas de Crécy
    Jacques de Loustal
    Johan de Moor
    Philippe Delaby
    Jean-Claude Denis
    Philippe Druillet
    Nicolas Dumontheuil
    Dupuy et Berberian
    Didier Eberoni
    Will Eisner
    F’murrr
    Jacques Ferrandez
    Jean-Claude Forest
    Régis Franc
    Philippe Francq
    André Franquin
    Jean-Claude Gal
    Philippe Gauckler
    Jean-Pierre Gibrat
    Paul Gillon
    Jean Giraud - Moebius
    Juanjo Guarnido
    Victor Hubinon
    Jijé
    André Juillard
    Kelek
    Patrice Killoffer
    Jean-Charles Kraehn
    Manu Larcenet
    Olivier Ledroit
    Tanino Liberatore
    Jacques Lob
    Régis Loisel
    Milo Manara
    Frank Margerin
    Jacques Martin
    Jean-Claude Mézières
    Chantal Montellier
    José Muñoz
    Jean-Michel Nicollet
    Patrice Pellerin
    Peyo
    Hugo Pratt
    Pascal Rabaté
    Etienne Robial
    Jean-Marc Rochette
    Grzegorz Rosinski
    François Schuiten
    Joann Sfar
    Denis Sire
    Benoît Sokal
    Guillaume Sorel
    Jacques Tardi
    Albert Uderzo
    William Vance
    Alex Varenne
    Winshluss
    Zep

    5 mars 2014

    Panthéon…

    15 février 2014

    Sur France 2. BD : les femmes se rebiffent

    Le 25 janvier dernier, l’émission de France 2 "Grand Public" consacrait un sujet à la bande dessinée sous le titre BD : les femmes se rebiffent avec une séquence sur la remise du prix ARTEMISIA à Catel pour son livre Ainsi soit Benoite Groult.

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    3 février 2014

    Rencontre

    31 janvier 2014, rencontre avec Catel (qui prend la photo) et avec le graphiste Stephane Bielikoff (couverture du livre “Ainsi soit Benoîte Groult”) dans un café parisien... Que va t-il en sortir ? La même chose que de “la rencontre fortuite d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table de dissection” ???

    22 janvier 2014

    Avis de décès

    Je viens d’apprendre la mort de mon ex mari Pierre Charras, mort le 19 Janvier 2014. Nous nous étions rencontrés dans un café d’étudiants en 1968. Il finissait des études d’anglais, moi les Beaux Arts. On a fait 68 et du théâtre amateur ensemble, avec Alain Françon et André Marcon. On a refait le monde ensemble. On est entré au PCF ensemble, on est “monté à Paris” ensemble, on a quitté l’enseignement ensemble. On a fait nos premières armes ensemble... Sans lui je serais restée prof d’art plastique au fond de la province, j’aurais évité de prendre des coups, d’essuyer des plâtres, d’être ostracisée, (et j’aurais peut être des enfants et une retraite digne de ce nom)... Mais je n’aurais pas fait d’œuvre (enfin, pas celle là) et n’aurais pas mon nom dans le Dictionnaire Universelle des Créatrices.

    Fin 70 début 80, trahison, abandon et humiliations publiques. Ainsi se terminent les utopies.
    L’homme a eu les prix la femme le mépris.
    Cependant comme dirait Gérard Streiff, mon compagnon et mari actuel : “Paix à Charras” et puis c’est quand même un peu de ma vie qui disparait.

    In memoriam.

    Œuvres signées ensemble :
    - Le Sang de la Commune, Futuropolis 1982
    - La Toilette, Futuropolis 1983

    http://www.livreshebdo.fr/article/lecrivain-pierre-charras-sest-eteint

    18 janvier 2014

    La remise du prix Artemisia

    16 décembre 2013

    Les damnés de Nanterre

    Voici un extrait de l’émission de France 2, “Grand Public” diffusée le samedi 30 novembre. L’affaire Rey/ Maupin y était évoquée et mon album Les Damnés de Nanterre aussi...

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    19 novembre 2013

    Conférence à Stuttgart

    11 novembre 2013

    Une expo magnifique

    (comme je n’en ai jamais eue en 40 ans de création en France !) est visible jusqu’au 7 février 2014 à la Maison de la Littérature de Stuttgart.

    Entourant le grand spécialiste de Kafka, David Zane Mairowitz, auteur d’une passionnante biographie et d’adaptations bd des oeuvres de l’écrivain pragois, trois dessinateurs sont rassemblés et leurs images mises en scène avec une grande intelligence et beaucoup d’ingéniosité.

    Ainsi, les graphismes de Robert Crumb (Kafka), Jaromir (Le Château) et moi-même (Le Procès) se côtoient avec un vrai bonheur malgré des styles extrêmement différents. L’expo a été montée par Malgorzata Zerwe et David Zane Mairowitz lui même, avec l’aide logistique de Julia Kühne et l’association Gold & Wirtschaftswunder.

    Après Stuttgart, l’exposition ira à Salzburg en Autriche, puis Prague, Munich et sans doute Berlin.

    Si la Gestapo de la Kulture Franzose, qui m’interdit d’expo digne de ce nom depuis 40 ans (sans que ça scandalise personne), nous laisse entrer, vous aurez peut-être la possibilité de la voir à Pariz.

    Achtungserfolg assuré !

    En guise de petit apéritif quelques “captures d’images” suivies d’un article sur Le Procès, publié en France par Actes Sud :

    Le Procès

    D’après l’oeuvre de Franz Kafka

    de Chantal Montellier, David Zane Mairowitz

    Editeur : Actes Sud

    Parution : 14 Novembre 2009

    CRITIQUE DE LA RÉDACTION

    Par Mikaël Demets

    Après son ’Kafka’ réalisé avec Robert Crumb, David Zane Mairowitz s’allie cette fois à Chantal Montellier pour creuser un peu plus dans l’oeuvre de l’écrivain tchèque, en se concentrant cette fois sur son roman le plus fameux : ’Le Procès’. Très fidèle au texte originel, cette adaptation est l’occasion de redécouvrir un récit qui, lecture après lecture, ne cesse de révéler de nouvelles dimensions. Cette version dessinée prend soin de ne fermer aucune porte : plutôt que d’opter pour une interprétation, Mairowitz et Montellier s’appliquent au contraire à faire remonter l’infinie pluralité de ce roman labyrinthique. Toujours soucieuse de renouveler son langage graphique et de proposer à chaque album une esthétique en parfaite corrélation avec le texte qu’il illustre, Chantal Montellier oscille entre un ultraréalisme froid et un traitement plus chaotique, qui voit les vignettes se déchirer, les traits des personnages se déformer. Inquiétant, sinueux, son dessin lorgne vers le surréalisme (on pense notamment aux gravures de Max Ernst), et joue sur une symbolique macabre, peuplée de petits squelettes virevoltants et de montres inarrêtables, comme autant de culs-de-lampe menaçants et insidieux qui, à force, contaminent le récit. Inattendue, la pointe d’érotisme qui surgit au détour des personnages féminins ajoute encore à la multiplicité des sentiments forts, troublants et contradictoires que suscite cette adaptation indéniablement réussie.

    5 novembre 2013

    N’autre école : la pédagogie contre le sexislme

    N’autre école, la revue CNT des travailleurs de l’éducation, m’a demandé d’accompagner en dessins leur numéro 36 et son dossier "la pédagogie contre le sexisme.

    Le résultat est à découvrir sur leur site :

    http://www.cnt-f.org/nautreecole/

    3 novembre 2013

    A vos masques, prêts ? Partez !

    FUKUSHIMA Mi-novembre de tous les dangers : TEPCO va commencer à retirer les barres de combustible de la piscine de désactivation 4

    Peu de gens le savent au Japon, le croiriez-vous ????

    Et pourtant, si ça se passe mal, il va falloir évacuer...

    Ce qui nous attend à partir de novembre et pour une durée de 1 an ? 2 ans ? 4 ans ? 10 ans ? (les avis divergent, forcément, on ne sait pas comment ça va se passer et ça ne s’est JAMAIS fait ) : les travaux sur la piscine du réacteur 4 à Fukushima-1.

    .....Quand je dis travaux, je parle du retrait des assemblages de combustibles de la piscine de désactivation. Plus de 1500 assemblages, chacun pesant en moyenne 172 kilos et mesurant environ 4m , qui devront être enlevés un à un sous l’eau, placés directement dans un chateau (sarcophage) de 100 tonnes, puis transportés un à un vers une autre piscine de désactivation au sol.

    Au total, il y a 1533 assemblages (deux assemblages neufs ont été ôtés à titre expérimental il y a quelques mois) dans la piscine de désactivation N°4, pour un poids total de 264 tonnes : 1331 assemblages de combustible usé et 202 de combustible neuf.

    Normalement, l’opération se fait sous le contrôle d’ordinateurs, au millimètre près, et prend 100 jours pour cette quantité. Cette fois-ci, tout se fera sans assistance informatique, avec une grue sur un pont roulant.

    Il ne faut pas que les assemblages se touchent, il ne faut pas qu’ils se cassent, il ne faut pas qu’ils entrent au contact de l’air. Handicaps : certains sont peut-être cassés, déformés ou écrasés, des débris de toutes sortes sont tombés dans la piscine ; il y a des secousses sismiques tous les jours, ce qui met en danger des structures déjà fortement abîmées (le bâtiment a été soufflé par l’explosion du réacteur 3 voisin) , et on doit s’attendre à des répliques fortes du séisme de mars 2011.

    On marche à l’aveugle. Un accident pourrait potentiellement être terrible. La radioactivité ambiante étant très élevée, les travailleurs ne peuvent rester sur place longtemps et doivent porter des combinaisons, masques, et trois paires de gants. Tout cela entrave leurs mouvements, gêne leur respiration et entraîne malaises et maux de tête violents. C’est infernal. C’est un travail très précis et épuisant dans ces conditions. Le fond de la piscine est à 18 mètres de hauteur, le sommet à près de 30 mètres. Personne ne l’a jamais fait et les travailleurs de la centrale ne sont pas formés pour ça. Je plains de tout mon coeur les chefs d’équipe.

    .......Mais peut-être que ça se passera bien ?

    (Publié le 29 septembre 2013 par Janick MAGNE)

    Tout ça à cause de Marie Curie !

    16 octobre 2013

    Le meurtre du père (et de la mère)

    Je suis en train de regarder (et d’écouter) parler Jean-Christophe Lopez sur “Decryptimages” où s’exprime aussi l’amie Anne Van der Linden.

    http://www.decryptimages.net/index.php/decryptcult-magazine

    J’y apprends qu’il ne s’est absolument rien passé (“circulez, y’a rien à voir !”) entre les séries commerciales pour la jeunesse des années 60 et Jean-Christophe Lopez, Marjane Satrapi et leurs amis. J’y apprends également que c’est grâce à eux que la bande dessinée a grandi et est devenue adulte, que ce sont eux qui ont inventé le roman graphique et tout le reste. Mais, quid, par exemple, du “bail avec dieu” de l’immense Will Eisner ? publié par les Humanos en 1978 ?

    On serait, à en croire JCL, passé directement de Pilote (Dargaud) à Alter Comics et Six pieds sous terre. Bref, la génération des Lopez a tout inventé ex nihilo en matière de bande dessinée ! Qu’on se le dise.

    C’est à mourir de rire (ou à pleurer). En tout cas, c’est ce genre d’attitude qui empêche la bande dessinée de devenir vraiment adulte, une génération assassinant la précédente, ses auteurs, sa mémoire, et s’appropriant la totalité des mérites, des audaces, des innovations, des avancées à son seul profit.

    C’est extrêmement malhonnête et totalement minable.

    Une chose est sûre, tant que les enfants tueront leurs parents avant d’être vraiment devenus adultes, il ne le seront jamais !

    24 août 2013

    It’s only Rock and Roll

    Je réalise, en 1972, sans grand plaisir ni conviction mais avec application, une petite bande dessinée sur un scénario d’Alain Scoff qui est un ami de Wolinski. Cette BD sera publiée dans Charlie Mensuel. Lorsque je livre le travail, j’apprends qu’un certain Guy Pellaert cherche quelqu’un pour remplacer son assistante, Liz Bilj, qui le quitte. (Je retrouverai la trace de cette dessinatrice quelque temps plus tard dans la revue Ah ! Nana pour laquelle elle réalisa souvent, avec un talent certain, les couvertures.)

    Je décide de me présenter et suis aussitôt engagée. Pourtant mon dossier est encore bien maigre...

    Je ne sais rien de cet artiste dont le style s’apparente au Pop art et au psychédélisme. Je découvre Les aventures de Jodelle dont l’héroïne est un avatar de Sylvie Vartan, suivi en 1967 de Pravda la survireuse dont le modèle est cette fois Françoise Hardy, deux stars du show biz. Ces deux albums, avec leurs couleurs criardes, me semblent un tantinet vulgaires. Et puis, à cette époque je ne jure que par Léo Ferré, Marc Ogeret (chantant Aragon), Hélène Martin (chantant Jean Genêt)… Ce belge américanisé est, à mes yeux, un instrument du Marché et me voici sa « petite main » ! Cela ne me plait guère, mais j’ai besoin de ce travail. Ce que gagne le Pierre C. au théâtre suffit d’autant moins à nous faire vivre, qu’il dépense presque tout en restaurants et bouteilles de chablis… “Plop” ! Comme il a intitulé l’un de ces romans. “Plop ! relate une journée d’Antoine. Un difficile lendemain de cuite. Un réveil impossible ? Ce roman douloureux avait pour premier titre Deux ou trois rendez-vous. Pas sûr qu’Antoine ne rate pas le troisième : un rendez-vous avec lui-même.” Écrit Pierre Hild, de ce roman dans la Matricule des anges.

    Guy Peelaert est, à cette époque, un quadragénaire sympathique et séduisant aux allures de jeune homme. Lorsque je débarque rue du Commandant Mouchotte ou il habite, à deux pas de la gare Montparnasse, on vient de lui passer commande d’une pochette de disque pour les Rolling Stones : It’s Only Rock’n Roll. Cet album est le douzième du groupe britannique et il est produit par Mick Jagger et Keith Richards. Guy ne sait trop quoi faire et on cherche des idées ensemble. J’ai finalement le privilège de choisir parmi les maquettes et mon choix se porte sur celle où les stones, débraillés et alcoolisés, descendent un escalier monumental sous une double haies d’admiratrices leur jetant des fleurs.

    Guy est très riche en albums photos, notamment de cinéma. Je vais pouvoir puiser la documentation à l’intérieur. Comme il opère d’après des montages photos, le travail à faire suppose de très nombreuses manipulations et une collaboration étroite avec un labo photo près de la rue de Rennes, où les images –tirées exclusivement en noir et blanc sous exposé- sont agrandies ou réduites pour trouver leur juste place dans la réalisation finale. Ce travail, méticuleux et fastidieux, m’échoit. Ensuite, quand tout est en place et qu’un cliché de l’ensemble a été réalisé, le Maître s’empare de son aérographe et « peint » l’ensemble.

    Je devais gagner un peu moins de mille francs par mois alors que je travaillais une dizaine d’heures par jours ! Peelaert, qui déjeunait chaque jour au restaurant, payait nos deux repas, car le déjeuner était un important moment d’échange autour du travail en cours et il souhaitait donc que je l’accompagne. J’appris alors énormément de choses derrière les tables de chez Maria, rue du Maine.

    J’étais très étonnée de la façon dont Peelaert vivait. Son appartement de trois grandes pièces au rez-de-chaussée d’un immeuble locatif de la rue du commandant Mouchotte, dans le 14e arrondissement, (l’un des plus grands de la capitale, où vivent plus de 1000 personnes), n’était meublé que de tables à dessin et de tabourets, de matériel pour le dessin, la peinture. Pas de placards, de fauteuils, de bibliothèque… Pas de livre ! Les murs étaient nus. Ni affiche, ni photo. Juste, dans un coin de mur, une petite photo de son père, bourgeois belge en tenue d’équitation, monté sur un magnifique cheval.

    Dans sa chambre, un matelas à même le sol ! La plupart du temps, c’était moi qui le réveillait en arrivant vers 9/10 heures et en frappant à la porte. Il passait ses nuits dans les pubs et les clubs de Saint Germain ou Montparnasse, le bar à cocktail de la rue Delambre, Le Rosebud, était l’un de ses préférés.

    Peut-être que Guy possédait un château ? Une chasse en Sologne ? Une somptueuse villa sur la côte Normande ? Un appartement luxueux à Bruxelles ? Mais alors il n’y allait jamais ! J’étais un peu sidérée. Comment un homme déjà bien mûr, qui exposait dans les principales capitales de la planète, qui réalisait la pochette d’un disque vendu à des centaines de millions d’exemplaires dans le monde entier porté par le succès d’un groupe à son apogée, pouvait-il vivre ainsi ? Sans rien, dans cet espèce de dénuement ! C’était incompréhensible. Aujourd’hui je crois mieux comprendre pourquoi quand je regarde le montant de mes droits d’auteurs et celui de ma retraite... “Pierre qui roule n’amasse pas mousse” et n’est-ce pas... It’s only rock an roll !

    22 août 2013

    Happy Birthday !

    J’ai reçu, pendant le mois d’août, celui de ma naissance, un certain nombre de lettres d’insultes, généralement assez répétitives. Voici donc quelques suggestions (pour varier le vocabulaire), avec un choix de polices de caractères (pour varier au moins le style).

    A vos crachats !!! Mais attention, chères ennemiEs et ex féministes ralliées au patriarcat et aux représentations dominantes policièrement construites, les mots “folle”, “salope”, “victime de service”, sont tout de même un peu usés et connotés machistes... Ce n’est qu’un combat la régression continue.

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